Quand Alizée passe chez Lily, c'est pour l'embarquer dans un voyage Chimérique

Publié le par Lily

C'est avec un grand plaisir, que le blog reprend du service, avec une invité de marque. Haruko vient nous parler de sa passion pour les livres. Haruko est une vieille amie, et depuis que je la connais nous partageons beaucoup, notamment lors de nos mythique échanges culturels. De plus le livre dont elle a décidé de nous parler, et mon coup de coeur Manga de cette année.

Bonne découverte.

 

Peux-tu nous parler de toi en quelques mots ?

Je m’appelle Alizée et j’ai fêté mon ¼ de siècle. Mon prénom me correspond bien, c’est une invitation à prendre le large et au voyage, chose que je fais grâce à la lecture. Je lis depuis mat’ sup’ (maternelle supérieure). Aujourd’hui je suis plutôt B.D et manga mais je reste toujours à l’affût d’une découverte quelque soit son genre.

 

Que représente la lecture pour toi ?

Beaucoup de choses. C’est difficile de répondre à cette question. La lecture c’est une fenêtre sur les âmes et le monde mais c’est aussi :

 

  • Des souvenirs d’enfances, mes grands-parents et mes parents ont eu un rôle majeur dans mon addiction à la lecture. Longtemps j’ai demandé à ce qu’on me raconte des histoires, aujourd’hui encore j’aime qu’on me lise des histoires, ça me calme et bien sur j’en lis aux petits.

  • Un refuge, en cas de coup dur, j’ai toujours un bon bouquin que je lis 10 000 fois.

  • Un voyage, je lis dans le train, dans le métro … et je m’évade le temps d’un trajet. Je loupe aussi mes arrêts et je peux être en décalage horaire à cause d’un bouquin ou physiquement présente et mon cerveau à des kilomètres. La soif des grands espaces peut être étanchée par les livres quand le voyage coute trop cher. Mais elle peut aussi être attisée par ces derniers.

  • Mon monde à moi, je lis de tout et donc je me crée un univers à part. Je lis de droite à gauche et de gauche à droite. J’ai lu des écritures anciennes et des récits post-modern. Je lis en noir et blanc, je lis en couleur, en petit ou en grand, en langue vivante ou morte.

  • Un moment de partage et un réel plaisir. J’aime lire et partager avec ceux qui m’entourent. Le plaisir de tourner des pages, de sentir l’odeur du papier et le plaisir des mots.

  • Le rêve, depuis que je suis petite je vibre avec les personnages de mes livres, en forêt je vois les lutins et les fées, et je sais que sous les ponts se cache le croque-mitaine.

  • La connaissance et la découverte. Lire permet de pousser la porte d’une civilisation et d’apprendre qui sont les gens, connaître d’autres pays. Lire permet de remonter le temps, de voir ce qui échappe des fois au regard.

 

Peux –tu nous parler de ton blog ?

 

Les Chimères d’Haruko, il est tout jeune dans la blogosphère. Quand j’ai fini mes études, j’ai cherché une occupation, pour tromper l’ennuie. Et au cours d’une discussion, mes amies m’ont suggéré de créer un blog. Il s’avère qu’elles avaient toutes un site ou blog. L’idée m’a séduite.

Pourquoi ? Parce que j’aime discuter de mes lectures, des films que j’aime … je le faisais déjà aux cours de mes « échanges de biens culturels » à la fac et avec mon entourage mais le blog me permet de continuer ça à une autre échelle. Là c’est encore plus géant parce que je partage avec d’autres lecteurs /lectrices que mes ami(e)s et je me nourris de leurs partages.

 

Peux-tu présenter un livre ?

 

http://img.manga-sanctuary.com/big/un-drole-de-pere-manga-volume-9-simple-50989.jpg

Je ne vais pas présenter un livre, je sais la règle dit un livre, mais j’aimerai vous présenter une série de manga.

J’ai eu depuis que je lis des mangas (merci à celles qui m’ont ouvert les portes de ce monde) des coups de cœurs comme avec Nodame Cantabile (le coup de cœur est tant pour l’histoire que pour le chef d’orchestre) ou encore les Gouttes de Dieu … mais j’ai arrêté mon choix sur « Un drôle de père » de Unita Yumi, chez Delcourt/ Akata.

 

Pourquoi lui et pas un autre ?

 

C’est un manga écrit et dessiné par une femme. Peut être que la douceur qui s’en dégage vient de là. L’histoire est tout ce qu’il ya de plus commune, un grand-père décède et au moment du testament, certains secrets sont révélés. Une petite fille, Rin, déboule dans la vie de la famille de Daikichi. Daikichi, trente ans, pas marié, « adulescent » … va contre toute attente et au mépris de l’opinion générale s’occuper de Rin. Il va devenir père et fonder son foyer.

Il se pose alors une question Le monde n’est il pas mieux que ce que tu avais imaginé ?

 

De cette histoire banale, surgit un faisceau de sentiments. Avec humour et simplicité vous verrez un grand enfant s’interroger sur comment élever une petite fille ? Comment l’inscrire à l’école? … Doit-il l’emmener chez sa vraie mère ? C’est un manga qui parle de la famille, des sentiments, de don de soi.

 

C’est un réel coup de cœur. Quand aujourd’hui, on se cherche des excuses, dans ce manga on trouve un homme qui va au-delà de l’égoïsme tout chambouler pour une petite fille. Ça se savoure, c’est une bulle d’humanité. J’ai adoré.

 

La série est sur le point de se terminer, puisque 9 tomes sont parus en France et qu’au Japon le 10ème et dernier est déjà sorti.   

 

 

Publié dans L'Invité du moment

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